04 Temoignage de Claire et Raymond BARETTE

De Claire et Raymond Barette

deux collaborateurs du Padri qui ont vécu et travaillé longtemps à ses côtés.

Voici de larges extraits. « Ce qui nous a frappés chez l’abbé Fraipont, c’est son sourire. Dès notre première rencontre, le 1er novembre 1965, nous avons été conquis par son « Ah, que je suis heureux de vous accueillir! » CONFIANCE ! La confiance était un autre trait caractéristique de l’abbé Fraipont… Car d’emblée, l’abbé faisait confiance à ses collaborateurs et, de plus, il prenait toujours la défense de celui qu’on voulait critiquer : « Oui, il va changer, il va s’améliorer, c’est un brave type ».

C’est sa confiance dans la Providence qui lui ont permis de tenir le coup tout au long des difficultés de son existence. Tout au début, en tant qu’économe, j’étais plutôt sceptique quant au rôle de la Providence, mais les années passées auprès de l’abbé Fraipont m’ont tout à fait convaincu qu’il avait raison. Quand, peu avant la fin du mois, j’allais le trouver en disant : « Padri, il ne reste plus assez d’argent en comptes pour payer tout le personnel ! », il répondait : « Paie des avances et aie confiance, cela va rentrer »… et effectivement, quelques jours après, il m’annonçait : « J’ai reçu un chèque du Canada.

Va l’encaisser à Kigali »… et je croyais me trouver devant un nouveau Don Bosco. Tout comme Don Bosco, l’abbé Fraipont a connu le découragement. Quand il passait revêtu de sa grande cape noire – même sous le soleil – c’était un signe : il n’en pouvait plus. La fatigue des longues veilles passées à rédiger des rapports, de longues réflexions pour trouver la solution aux problèmes de ses grands handicapés, les désillusions devant l’incompréhension extérieure pour sa mission, tout cela s’ajoutant, il n’en pouvait vraiment plus. Et pourtant, même fatigué, même découragé, si quelqu’un frappait à sa porte alors qu’il finissait de dire « Ah ! si on pouvait me laisser tranquille », à peine ouvrait-il la porte à son visiteur que son sourire accueillant reprenait le dessus et « Ah, que je suis content de te voir. Comment vas-tu ? » mettait de suite le visiteur à l’aise et il avait l’impression que l’abbé n’était là que pour lui, que pour l’écouter… ENTHOUSIASTE, fonceur, grand bâtisseur aux décisions rapides autant que généreuses, tel était l’abbé Fraipont… Nous qui avons connu l’abbé Fraipont de très près, nous avons eu le bonheur de vivre avec un Jésus-Christ du XXe siècle, qui nous a toujours posé question et nous stimule à construire un monde meilleur. »

Publié dans : ||le 15 janvier, 2010 |Pas de Commentaires »

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